Les Mées, demain

Pourquoi avions-nous demandé la fermeture temporaire de la salle de musculation ?

Le 26 juillet 2024, une personne impliquée dans la gestion de la salle de musculation a alerté la mairie sur de possibles irrégularités financières et administratives au sein de l’association. Après avoir dénoncé ces faits, cette personne et sa famille ont subi de fortes pressions et intimidations de la part de la personne mise en cause.

En octobre 2024, ne se sentant ni soutenue ni protégée dans sa démarche par la mairie, elle nous a contactés en tant qu’élus d’opposition pour nous informer de la situation et demander que ces faits soient examinés, compte tenu de leur gravité. Sur nos recommandations, une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie le 13 novembre 2024.

Une rencontre, le même mois, avec le maire nous a confirmé que la situation était connue de l’équipe municipale. Pourtant, la réunion avec l’association ne s’est tenue que le 14 mai 2025, soit près de 10 mois après les premières alertes.  Elle a mis en évidence un fonctionnement profondément désorganisé : absence d’assemblées générales, personnes présentes ne figurant pas sur la liste officielle des adhérents, reproduction non maîtrisée des clés de la salle, vols constatés et transmission en préfecture de documents comportant des irrégularités.

Dans un tel contexte, la commune – propriétaire des locaux – a une responsabilité. Lorsqu’un doute sérieux existe sur la gestion d’une structure bénéficiant de fonds publics et utilisant un équipement communal, la priorité doit être de sécuriser la situation. C’est pourquoi j’ai indiqué lors de cette réunion qu’en tant que maire, j’aurais procédé à une fermeture temporaire de la salle, le temps d’assainir la gouvernance et de garantir un fonctionnement conforme aux règles. Il ne s’agissait ni d’une sanction contre les adhérents ni d’une remise en cause de l’activité sportive, mais d’une mesure de prudence et de protection.

Depuis, une assemblée générale extraordinaire s’est tenue le 17 juin 2025 et un nouveau bureau a été élu. Les irrégularités financières ont également fait l’objet de démarches judiciaires : une plainte a été déposée le 1er décembre 2025 par la nouvelle présidente de l’association et un signalement au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale a été adressé au Procureur de la République par le maire le 3 février 2026 (18 mois après les premières alertes). Ces démarches confirment la gravité des faits et la nécessité qu’ils soient examinés par la justice.

Faire croire aujourd’hui que nous souhaitons encore fermer la salle relève de la désinformation. Notre position a toujours été la même : garantir la transparence, la sécurité et le respect des règles afin que cette activité puisse se poursuivre sereinement, dans l’intérêt des usagers et de la commune.

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